ZDE de Verdelot

Verdelot, Juin 2009: Notre association a écrit au Maire de Verdelot, Monsieur Lemoine, afin de lui demander de confirmer sa position vis à vis des projets éoliens industriels. Pourquoi ? Monsieur Lemoine semble très sensible au vent et se comporte comme une... girouette, si j'ose dire. Un jour il dit qu'il n'a plus la majorité au conseil et que le projet éolien est abandonné. Un autre jour il annonce que si le projet de Charly prend forme et que "nous ne sommes pas capables de l'empêcher" (sic), il redémarrera les projets de Verdelot. Notre association a donc demandé au Maire de préciser sa position et d'acter de cette dernière par une décision au conseil municipal ou par un engagement écrit rendu public. Monsieur Lemoine reste dans l'oral et se refuse à confirmer, entretenant ainsi un flou artistique. Lors du dernier conseil municipal le Maire de Verdelot a maintenu cette position et malgré nos interpellations refuse de s'engager. La ficelle est évidemment un peu grosse et confirme en fait que le Maire n'attend qu'un prétexte pour redémarrer ses projets éoliens. Le danger est donc réel pour Verdelot mais aussi toute la région. En effet, nous avons participé ce week-end à l'assemblée générale de la Fédération Environnement Durable et il apparaît très clairement qu'il s'agit d'une stratégie déjà employée par ailleurs. On démarre un projet à la limite du département et après, fort de ce constat, on étend la zone éolienne. Une fois que les éoliennes auront pris ancrage sur le plateau, elles se développeront sur toute la région.
Verdelot, Janvier 2009 : On ne se demande plus pourquoi notre maire n'a pas le temps de nous écouter, il est tellement occupé !!! Et puis tous ces gens qui ne savent pas ce que c'est que de vivre à la campagne.... y en a même qui ne veulent pas entendre les cloches (ceux-là on il les a entendus) mais y en a d'autres qui ne veulent pas d'éoliennes mais alors ils ne savent pas que ça pousse tout seul et que du coup, il serait moins occupé à travailler ses terres !!! Voyez l'article qui suit,
Article paru dans le Nouvel Obs Cliquez sur le lien
Même si les confins de Seine-et-Marne ne ressemblent pas à ceux du Val-d'Oise ou des Yvelines, il y a des mots que l'on entend souvent. Abécédaire de la vie sur la frontière.
Agriculteur à VERDELOT(77)
Ce matin, c'était une demande de permis de construire. Et cet après midi, un rendez-vous avec un éducateur qui voudrait caser un de ses jeunes comme cantonnier. Verdelot - sur la frontière entre la Seine-et-Marne et l'Aisne - ne compte que 735 habitants mais en être le maire est un boulot à plein temps. Difficile à assumer quand, comme Rémy Lemoine, 60 ans, on a en plus une exploitation agricole. Dans cet extrême Est rural de la Seine-et-Marne, il n'est pas un cas isolé : Monterais ou Montdauphin par exemple, autres villes frontalières de l'Ile-de-France, ont des maires dans l'agriculture ou la volaille...
A Verdelot, la moitié du conseil municipal est composée d'agriculteurs. Rémy Lemoine cultive des céréales sur 200 hectares, 100 en Ile-de-France, 100 dans l'Aisne, à la Haute-Epine. Mais, avec toutes ces charges, il s'apprête à passer la main à son fils. Car Verdelot n'a pas que les problèmes d'un bourg rural. De plus en plus d'urbains sont arrivés de la banlieue parisienne, soit pour s'installer, soit pour une résidence l'été (la population double). Du coup, la commune a aussi hérité de nouveaux problèmes : la garde des enfants (Verdelot va construire une micro-crèche et deux nouveaux logements sociaux), les jeunes qui tournent avec leurs mini-motos... «Beaucoup de gens qui arrivent ne savent pas ce qu'est la campagne et demandent les mêmes avantages qu'à la ville», raconte Lemoine. Il y a quelque temps, des nouveaux venus ont ainsi décidé d'habiter à côté de l'église. Mais comme dans le village voisin de Villeneuve-sur-Bellot (lire page 16), ils se sont plaints des cloches qui, ici, sonnaient même la nuit. «Du coup, on les a arrêtées, explique le maire. Mais les anciens du village sont venus me dire qu'ils n'arrivaient plus à dormir.»
Le maire de Verdelot relance un projet éolien.
Ce jeudi 23 novembre s’est déroulée la réunion de présentation d’un futur parc éolien sur la commune de Verdelot. Comme l’indique le journal le Parisien cette réunion à été houleuse, voir même particulièrement agitée. Cette réunion organisée par le maire de Verdelot était animée par trois représentants de la société P&T Technologie. Après une brève présentation des intervenants, monsieur le maire a précisé qu’il avait lui-même choisi avec le conseil de relancer la création d’une ZDE sur la commune. Il a bien précisé qu’il n’avait pas été démarché mais qu’il avait choisi cette société pour relancer son grand projet de machines à vent pour le bien de la commune et de l’écologie au sens large ! Il faut visiter le site de P&T technologie. C’est un bureau d’étude de 8 personnes au capital de 40 000 euros. C’est une filiale d’une compagnie allemande. On peut trés bien imaginer qu'une petite entreprise pourra s’inscrire aux abonnés absents quand il faudra démanteler ces engins. On sait aujourd’hui que le démantèlement d’une machine de 120 mètre de haut coute environ 800 000 euros, soit 20 fois le capital de P&T Technologie et bien supérieur au budget d'une commune rurale. On nous prend pour des crétins et tout cela pour monter ces projets insensés qui vont défigurer nos campagnes pour des dizaines d’années!
Donc le gens de P&T Technologie font une présentation, de leur société, des étapes de la construction d’un parc éolien et surtout présente cinq sites possibles sur la commune alors que l’emplacement est choisi depuis longtemps. Encore une fois, on nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Le clou du spectacle est la présentation de l’aspect écologique et de l’intégration des machines sur la commune. L’exposé est lamentable, incompréhensible, non étayé, et surtout aucun support papier ou photographique n'est distribué ou laissé aux gens. On constate que quelque soit le promoteur, la technique est la même. Aucun document qui pourrait être décortiqué ou analysé n'est donné. C’est quand l’intervenante de P&T Technologie parle de la prise en compte des poissons du petit Morin dans son études que l’assemblée explose. « On s’occupe des poissons et pas des habitants », « Qui va payer la dévaluation de mon patrimoine ? », « Pourquoi se sacrifier pour que des compagnies comme P&T Technologie engrange des bénéfices importants sur une énergie subventionnée ? ». Le ton est monté rapidement car comme tous ces projets, les riverains ne sont pas pris en considération. Seul le fric est important. On ne va revenir sur l’efficacité des éoliennes mais c’est vrai que de voir nos campagnes mitées par ses machines géantes, de voir nos patrimoines réduit au néant pour une imposture écologique n’est pas acceptable. On constate que dans toutes les réunions sur le sujet le ton monte rapidement, les gens sont passionnés et surtout ils ont peur pour leur avenir et leurs proches. Monsieur le maire à court d’argument a ramené le sacro-saint discours sur l’écologie et la diminution des gaz à effet de serre. Pour peu il en deviendrai presque écologiste pour rentrer les hypothétiques recettes de la taxe professionnelle. Le débat s’est terminé dans une ambiance de discorde et le mot de la fin de monsieur le maire en est significatif : « De toute façon, je mènerai ce projet au bout…. ». Nous aussi monsieur le maire, nous nous battrons jusqu’au bout pour défendre nos biens et notre environnement.
Le maire de Verdelot relance donc un projet qui avait déjà avorté en 2006. Le préfet de l'époque, Jacques Barthélémy avait donné un avis défavorable sur la création d'un parc éolien sur les communes de Verdelot et Villeneuve sur Bellot notamment en raison de la richesse de la faune et de l'avifaune du plateau. Voir le courrier du préfet en date du 29 aout 2006. Page 1. Page 2.
Nous vous invitons à lire l'article de l'association Vent de Force 77 des communes de Saint Cyr sur Morin et Saacy sur Marne relatif à la réunion d'information de Verdelot. Il faut savoir qu'ils sont rôdés à ce genre de show éolien et ils rapportent avec beaucoup de dérision et de clairvoyance l'interprétation qu'une certaine presse a fait de l'évenement. Bonne lecture et régalez vous!.
Lettre de monsieur Thomas Johann à la mairie de Verdelot. Monsieur Johann habite sur le hameau du Montcel, riverain à la future ZDE de Verdelot.
Lettre de madame Claude Perrier au Maire de Verdelot mais aussi à Monsieur Guillot, Préfet de Seine et Marne, à Monsier Jacob, député de Seine et Marne mais aussi rapporteur au Grenelle 2 de l'environnement. Copie à Madame Chain-Larché, Conseillère Générale du canton de Rebais. Madame Perrier habite au hameau du point du jour.
Lettre de madame Evelyne Forster aux membres du conseil municipal de Verdelot. Madame Forster habite le hameaux des Saulins.
Lettre de monsieur René Roy au Pays Briard en date du mardi 4 novembre 2008. Monsieur Roy habite sur le hameau du Montcel, riverain à la future ZDE de Verdelot.
Lettre de monsieur Jean Roubion au Maire et Conseillers municipaux de Verdelot. Monsieur Roubion habite le hameau de Doucy à Bellot.
Carte de la future ZDE de Verdelot.
